Abdelkader Chercham (de El Gusto)

Musique populaire d’Alger

Ce genre musical naît au début du XXe siècle au coeur de la casbah d’Alger. Chaâbi veut dire «populaire». Il constitue le versant rugueux de la musique savante issue de la grande culture arabo-andalouse médiévale.
Les premiers musiciens de chaâbi sont des gens des campagnes venus peupler les villes. Les maîtres de cet art relativement récent ont pour nom Cheikh Nador, puis Cheikh El Hadj Mohamed El Anka et aussi Cheikh Hasnaoui. 

Le chaâbi mêle les instruments orientaux du classique arabo-andalou à d’autres venus du classique occidental. On y trouve le derbouka (percussions) et le tambourin, mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et le banjo probablement introduit lors du débarquement des alliés Américains durant la seconde guerre mondiale, sans oublier le piano (Alger est réputée pour ses pianistes et ses accordéonistes).

Les joueurs de chaâbi utilisent toujours leur violon à la verticale comme ils maniaient, jadis, le gimbri qui n’a plus court. Quant au mandole, il a remplacé l’oud, le luth moyen-oriental. Il n’est pas rare d’entendre aussi le piano à bretelles.

Les chants du chaâbi, portés par l’idiome algérois ou berbère, se nourrissent de poésies anciennes mais aussi de textes originaux fiévreusement actuels. Avec, toujours en toile de fond, l’écho du patrimoine, la plainte ancestrale, le pays qui vous manque.

Auteur, compositeur et interprète de Chaâbi, Abdelkader Chercham est né en 1946 à la Casbah d’Alger. Dès l’âge de 10 ans, il se passionne de musique. Après s’être initié à la flûte et à la guitare, c’est par le chant qu’il trouve sa voie et anime des fêtes de mariage.

En 1966, grâce à son père, il s’inscrit au conservatoire d’Alger et devient l’élève de Hadj M’hamed El Anka.
Elève du conservatoire, il enchaine les médailles et les prix et est désigné par son Maître pour assurer l’intérim en son absence jusqu’en 1970 où il reçoit le 1er prix à l’unanimité.

En 1972, il est enfin professeur titularisé et enseigne dans ce même conservatoire. Spécialiste” du genre Djed, trouva une assistance poétique auprès de Hadj Braîhiti. Ce dépanneur – mécanicien a su être, grâce à sa persévérance, un espoir de la chanson chaâbi des années 70.

Une carrière s’offre alors à lui. Se succèdent ensuite, enregistrements radios, émissions de télévisions, galas et festivals à travers tout le pays.

En 2005, il quitte le conservatoire d’Alger pour rejoindre l’Orchestre El Gusto et forme aussi son propre orchestre.
Maître accompli, il maîtrise les « qacidattes », textes, poésies et préludes avec beaucoup de dextérité.

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