Hassen Karbiche

Musique populaire d’Alger

Ce genre musical naît au début du XXe siècle au coeur de la casbah d’Alger. Chaâbi veut dire «populaire». Il constitue le versant rugueux de la musique savante issue de la grande culture arabo-andalouse médiévale.
Les premiers musiciens de chaâbi sont des gens des campagnes venus peupler les villes. Les maîtres de cet art relativement récent ont pour nom Cheikh Nador, puis Cheikh El Hadj Mohamed El Anka et aussi Cheikh Hasnaoui. 

Le chaâbi mêle les instruments orientaux du classique arabo-andalou à d’autres venus du classique occidental. On y trouve le derbouka (percussions) et le tambourin, mais aussi le mandole (sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie de quatre cordes doubles en métal), le violon et le banjo probablement introduit lors du débarquement des alliés Américains durant la seconde guerre mondiale, sans oublier le piano (Alger est réputée pour ses pianistes et ses accordéonistes).

Biographie

Hassen Karbiche est né le 11 septembre 1962 à Alger – Centre, deux mois après l’accession fraîchement acquise de son pays à l’indépendance. Il passe toute sa jeunesse dans cette ville où régnait à l’époque, une douceur et une joie de vivre sans pareil.De ses souvenirs de jeunesse, il garde en mémoire l’agréable alchimie de la douceur des odeurs mêlées aux sons des musiques andalouse et chaâbi.

A l’âge de cinq ans, à la maison ou dans la rue, en allant acheter le pain ou le lait, il chantonne déjà des airs de chaâbi qu’il entend sur les ondes de radio algérienne. Il est déjà inspiré par la voix spéciale et le style personnel de l’indétrônable El Hadj M’hamed El Anka. Sa scolarité se déroule sans problème. C’est un élève studieux, mais sa voie se confirmera sur d’autres bancs et dans une toute autre école. Un jour de 1970, son père l’emmène dans la prestigieuse «El Djazaira El moussylia», le conservatoire de musique andalouse d’Alger, pour l’y inscrire. Il fréquentera avec assiduité cette institution jusqu’en 1983.  

Il apprend la manipulation de presque tous les instruments à cordes, mais celui qu’il maîtrise le mieux est le mandole. En 1974, il est à peine âgé de douze ans quand il anime sa première soirée algéroise en jouant avec dextérité et interprétant des chansons du répertoire de son modèle et idole El Hadj M’hamed El Anka, le grand maître de la musique chaâbi algérienne. Hassen garde de très bons souvenirs de ses treize années passées au conservatoire. Il est le disciple de deux illustres et vénérés maîtres de l’enseignement de l’art de la musique traditionnelle, à qui il doit toutes ses connaissances et sa réussite. 

C’est avec maître Missoum qu’il entame ses premières années d’éducation musicale de 1970 à 1975. La deuxième partie de son apprentissage lui sera dispensée par maître Benserça de 1975 jusqu’en 1989. Installé à Roubaix dans les années 90, il a fini par poser se valises à Marseille et continue à vivre de son art.



Diffusé en Belgique par

logo_horizontal

 
  
Nabila Belkacem
Direction Artistique 
Tél : +32 2 203.81.11
Cel : +32 489.97.75.56
belkartevent@gmail.com